Présentation

Bonjour je crée ce blog afin de vous faire partager ma nouvelle vie avec mon anneau.

Donc je m'appelle Céline, j'ai bientôt 26 ans, un chéri que j'aime tout fort depuis bientôt 2 ans et depuis un an un ptit chat (qui vient de se casser la patte).

J'ai décidé de me lancer dans la grande aventure de la perte de poids avec l'aide de mon grand ami nanno. J'en ai eu marre de me voir comme ça avec tout ce poids, j'ai donc décidé de franchir le pas. Je vous mets une photo de moi qui date du début d'année si je me souviens bien, je ne me supporte pas en photo, je me trouve moche et je n'aime pas du tout voir la taille de mes gros bras, beurk!!!

A vous tous et toutes qui me lisez, n'hésitez pas à laisser vos commentaires pour savoir ce que vous en pensez.


P.S: en faisant ce blog je me rends compte de l'avancée que je fais avec mon anneau et en voyant les photos de moi en sous vetements (que je mettrais certainement un de ces jours sur mon blog) j'hallucine tellement ça se voit la différence et j'en suis super fière.
Présentation

# Posté le mardi 29 août 2006 09:27

Modifié le vendredi 01 septembre 2006 11:48

Qu'est ce que l'anneau gastrique, pourquoi et pour qui?

Qu'est ce que l'anneau gastrique, pourquoi et pour qui?
Définition:

La gastroplastie a pour but de réduire la quantité des aliments ingérés. La digestion reste inchangée puisque la filière digestive normale (estomac, duodénum, intestin grèle et gros intestin) est préservée.
Le principe est de provoquer une satiété rapide (=suppression de la sensation de faim).
L'opération réduit la capacité de l'estomac à un petit réservoir. Dès que ce dernier est rempli - ce qui est très rapide - on ne ressent donc plus la sensation de faim et restreint notre alimentation sans difficultés. L'anneau gastrique ajustable est un anneau implantable placé autour de la partie supérieure de l'estomac, partageant celui-ci en deux tel un sablier dont l'élément supérieur a une capacité d'environ 20ml.

Pourquoi?

Pour moi le fait de mettre l'anneau me permet de retrouver la sensation de satiété que j'avais perdu depuis bien longtemps et je n'avais plus cette notion de proportion et de quantité. Grâce à cet anneau, je limite la quantité de nourriture lors de mes repas.

Pour qui?

La sécurité sociale prend en charge la pose d'anneau pour un IMC (Indice de Masse Corporelle) > 40. Cependant le chiffre de 35 peut être retenu quand existe déjà une comorbidité (maladie conséquence de l'obésité).
La pose d'un anneau ne peut donc être proposée que pour un surpoids déjà considérable (par exemple 115 kg pour 1,70 m ou 100 kg pour 1,60 m).

Les complications opératoires, bien que rares, existent et il ne faut certes pas opérer quelqu'un qui n'aurait à perdre que 10 kg ou 15 kg.

C'est la patiente elle-même qui doit prendre sa décision, se prendre en charge et les comportements immatures sont à écarter, de même les déficiences intellectuelles, l'alcoolisme, les toxicomanies, les dépressions sévères et les psychoses.

Cette décision ne doit jamais être prise rapidement mais doit être le résultat d'une longue réflexion personnelle pour la candidate qui devra prendre conscience de l'abandon qu'elle va s'imposer de la satisfaction orale immédiate. Il faut bien expliquer la contrainte alimentaire qui va en résulter. Des contacts avec d'anciennes opérées sont souhaitables.

L'anneau impose de manger lentement et de très bien mastiquer et cela tous les jours.

Cela doit faire écarter les mangeurs compulsifs incapables de ne pas se jeter sur la nourriture dans certaines situations de frustrations. Ceux qui, lors de crises d'angoisse, ont un comportement boulimique ne peuvent raisonnablement envisager la pose d'un anneau, à moins que l'entame d'une psychothérapie parvienne à corriger ce comportement.

Les grignoteurs arrivent en général à changer leurs habitudes une fois l'anneau posé et ne sont pas une contre-indication, mais avaler de petites quantités toute la journée reste mécaniquement possibles avec l'anneau.

Enfin certaines personnalités fortes n'accepteront pas la contrainte du suivi, croyant pouvoir le gérer seules et s'exposeront à un échec.

En fait, il est difficile en une ou quelques entrevues, de cerner la personnalité des gens. Il est important d'avoir l'avis de la psychologue et de la diététicienne, de contacter aussi le médecin de famille qui connaît le candidat de longue date.



Il faut bien comprendre que la pose "miraculeuse" de l'anneau ne va pas pour autant effacer les difficultés de la vie. L'obésité est souvent le symptôme d'une perturbation psycho-affective: on se "console"en mangeant lorsqu'on ressent une frustration ou un vide existentiel.


Ne pas en parler avec l'analyste préalablement à la pose de l'anneau serait une erreur car après le comportement alimentaire ne pourra plus être le même. Il faut savoir entamer un travail d'introspection pour essayer de regarder la réalité autrement, l'accepter et non la subir en mangeant dès que survient une contrariété, et pour ce faire savoir repousser la date de l intervention.

Par contre pour moi qui veut un bb, une grossesse est parfaitement possible avec un anneau, alors qu'inversement l'obésité est parfois facteur de stérilité. Mais il faut desserrer l'anneau dès le début de la grossesse dans la crainte que les vomissements le déplacent et pour éviter d'éventuelles carences.

# Posté le mardi 29 août 2006 09:40

Modifié le mardi 29 août 2006 11:19

La consultation

La décision d'opérer est un travail d'équipe:


Si la pose de l'anneau est retenue par le chirurgien, le malade va d'abord voir :

la diététicenne,
la psychothérapeute.
C'est la réunion de ces 3 avis qui va permettre de retenir l'indication.


Consultation diététique :

Car l'anneau impose une contrainte alimentaire considérable, incontournable et le candidat doit en être bien informé avant toute décision.

La diététicienne lui expliquera notamment comment « faire » avec l'anneau pour éviter les complications mécaniques, ne pas trop s'embêter l'existence, éviter les carences, rééduquer le plaisir alimentaire.



Consultation auprès de la psychanalyste :

Car les frustrations sont pour beaucoup dans les comportements alimentaires qui induisent l'obésité.

Essayer d'exprimer les tensions psychologiques plus ou moins conscientes par la parole est toujours un soulagement et permet de mieux comprendre ce qui se passe en soi, et par la suite de mieux accepter la contrainte que représentera l'anneau.
Si un « déclic » se produit à l'occasion de cette consultation, avec le désir de parler une autre fois, ce n'en sera que mieux pour la « préparation » à l'anneau.


Protocole d'accord

Un protocole d'accord lui est soumis, qu'il devra signer, l'avertissant des risques encourus, précisant le bilan à effectuer et les modalités du suivi.


Il doit ensuite poursuivre par une

Consultation auprès de l'anesthésiste avec aussi un bilan sanguin (lipides, glycémie, créatine, bilan thyroïdien...), parfois un bilan cardiologique ou pneumologique sera aussi demandé.

La fibroscopie gastrique

enfin, une fibroscopie gastrique sera réalisée (à ce sujet, une oesophagite par reflux n'est pas une contre-indication, car l'anneau crée lui-même un système anti-reflux)

# Posté le mardi 29 août 2006 09:56

Modifié le mardi 29 août 2006 11:21

L'opération

L'opération
Il s'agit d'une opération faite sous coelioscopie

La coelioscopie consiste à gonfler sous anesthésie générale l'abdomen avec un gaz pour introduire un optique par un orifice d'1 cm, relié à une caméra qui transmet l'image sur un écran.
L'intervention se déroule par l'intermédiaire d'instruments fins introduits par des orifices de 5 ou 10 mm.

Elle dure en général un peu moins d'une heure.

Bien que la coelioscopie permette des suites très simples, comparables à celles de l'ablation de la vésicule biliaire, cette chirurgie ne doit pas être banalisée pour autant.

La difficulté du geste est beaucoup fonction du degré de stéatose hépatique (et donc du volume et de la fragilité du foie).

Il faut savoir que des risques de perforation instrumentale existent, bien qu'exceptionnels, qui peuvent être lourds de conséquences.

La mortalité est évaluée à 1/1000 mais en rapport surtout avec des problèmes cardio-vasculaires chez des malades déjà coronariens.

Les suites opératoires

Les douleurs post-opératoires sont peu importantes. Elles vont en diminuant sur une semaine, date à laquelle les fils seront retirés.

L'arrêt de travail est d'environ 4 semaines. Le premier gonflage n'aura lieu, au plus tôt, qu'au bout d'un mois.

Les 15 premiers jours, une alimentation molle et mixée est recommandée, puis les bouchées à mastiquer sont progressivement réintroduites avec précaution, pour ne pas risquer de déplacer l'anneau alors qu'il n'est pas encore fixé par la cicatrisation.

Le resserage

Le gonflage doit être fait par le chirurgien lui-même en salle de radiologie pour qu'il puisse apprécier sur l'écran le passage d'une gorgée de produit opaque.

En effet, un réglage optimal ne peut être obtenu que s'il est fait par la même personne qui vous suit et vous questionne sur les difficultés rencontrées.

Il s'agit d'une simple piqûre à l'aide d'une aiguille fine à travers la peau dans la membrane du boîtier d'injection de l'anneau et c'est peu douloureux.

le suivi après la pose d'un anneau gastrique

Il est fondamental de revoir régulièrement le chirurgien pendant les premiers mois pour permettre d'ajuster le gonflage et de surveiller radiologiquement en sa présence que ne s'installe pas un début de dilatation..

L'anneau n'agit pas seul mais par le régime qu'il impose. Et celui-ci ne s'invente pas, il doit être encadré et réévalué régulièrement par la diététicienne.

En fait, toute la difficulté réside dans le suivi, car certains malades pensent avoir fait l'essentiel le jour de l'opération et pouvoir se débrouiller seuls après.

Certaines personnes savent tirer profit du premier contact avec la psychologue pour décider d'entamer un soutien psychothérapeutique qui permettra une meilleure acceptation des contraintes de l'anneau et donc de l'utiliser au mieux avec succès.

Il n'est pas toujours facile de savoir par avance quelle sera la compliance des candidats à ce suivi pluridisciplinaire, mais ce devrait être un élément clef de la décision opératoire.

Une fois l'amaigrissement obtenu et passé les deux premières années, une consultation reste nécessaire une fois par an avec radiographie de l'estomac.

# Posté le mardi 29 août 2006 09:57

Modifié le mardi 29 août 2006 11:23

Les résultats

La perte de poids est habituellement comprise entre 0,5 et 1 kg par semaine. Parfois rapide le premier mois, elle doit se stabiliser ensuite aux alentours de 500 grammes à 1kg par semaine.

Un amaigrissement trop rapide n'est pas souhaitable se faisant souvent au prix de vomissements, d'une contrainte alimentaire trop sévère si l'anneau est trop serré, et ne permettant pas l'intégration psychologique de la métamorphose accomplie.

L'obèse sent très vite une amélioration nette de son état physique et de ses gestes de la vie courante. Son psychisme évolue souvent aussi de façon positive. De même vont diminuer l'essoufflement et les douleurs articulaires.

On obtient progressivement l'amélioration, voire la disparition de l'HTA, du diabète, des apnées du sommeil.

La perte de poids s'étale sur 18 mois à 2 ans. Elle atteint au moins 50 % de l'excès de poids initial pour 80 % des malades à 2 ans (l'excès de poids étant calculé par rapport à un « poids idéal », correspondant à un IMC de 22,5).

Les obèses qui n'obtiennent pas les résultats escomptés, sont quand même améliorés dans leur vie quotidienne et leur image corporelle (les grandes séries font apparaître plus de 90 % de satisfaction).

Les études réalisées avec un suivi supérieur à 5 ans semblent montrer la persistance des bons résultats.

En fait l'anneau agit par sa simple présence comme un coupe-faim, permettant de tenir le régime qu'il impose dans la durée, sans être tenaillé par la faim.

Une fois la perte de poids obtenue, il ne faut pas craindre un effet rebond, comme avec les régimes habituels, car l'anneau reste là pour couper la faim.

Et si l'ablation ultérieure reste possible, elle n'est pas conseillée pour cette raison. Il n'y a pas d'intolérance décrite à ce jour pour ce matériel.


Les conséquences sur la peau

Elles sont très variables suivant l'âge, le degré d'amaigrissement, la texture cutanée et les antécédents de grossesse. Une chirurgie esthétique est souvent souhaitable, mais c'est affaire de désir personnel. Il est recommandé d'attendre d'avoir atteint un poids stable pour la réaliser, car si un amaigrissement supplémentaire survient ensuite, il risque à son tour de demander une retouche chirurgicale.

# Posté le mardi 29 août 2006 10:07

Modifié le mardi 29 août 2006 11:24